VBG: Il faut une implication des médias pour sensibiliser (Fatou Ann Pdte AJFPEF)

Après avoir réalisées plusieurs activités à travers le pays notamment sur les VBG, l’Association des Jeunes Filles pour la Promotion de l’Espace Francophone (A.J.F.P.E.F) en procédant à la passation de service d’une nouvelle équipe de leur bureau exécutif a mis à profit pour animer un point de presse à la maison commune de Coléah.

L’objectif de cette rencontre était de faire un point sur la prévalence des violences basées sur le genre en Guinée.  A ce sujet, la Directrice de Women of Africa Fatou Ann a rappelé les typologie de viols et se dit très touchée du manque de dénonciation des actes de viols par les victimes ou par les proches de celles-ci.

Selon elle, il y a « plus de 54,9 % de violences conjugales en Guinée et une montée en flèche des cas de viols sur les mineurs ». Pour resoudre ces cas, il est impératif de former les auxiliaires de justice et l’équipe des medecins légistes à t-elle souligné Djénab Bah, la présidente sortante.

Le Président du CNOSG Dr Dansa Kourouma invité à cette occasion a soulevé la problématique des frais de procédures judiciaires insupportables par les victimes en vue d’intenter des actions en justice contre les accusés. Il a appelé les ONG de tenir en compte cette réalité afin d’épauler ces victimes.

Selon Dr Dansa Kourouma, il y a ce qu’on appelle en matière de violences basées sur le genre la privation des droits de la femme et la transgression qui sont deux concepts très différents dont chacun à une interprétation. Mais pour ce sujet de violences sur le genre qu’il qualifie d’intérêt général, il a souligné que l’Etat guinéen a pris ce phénomène à bras le corps dans le souci de freiner sa recrudescence.  Alors pour une question de clarté et de satisfaction des victimes de viols, il opte pour l’équipement des juridictions en appareil sonore.

Pour atteindre ce pari, il demande la sensibilisations des médias, des dénonciations des actes de violences tout en respectant les règles de l’éthique et la déontologie journalistique.

Aboubacar Arafan Camara

pour LaPresseGuinee

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