ONE PLANET SUMMIT: Ce qu’il faut retenir d’essentiel

 


C’est effectivement une mini COP (Conférence des Partie sur le Changement Climatique qui s’est tenue ce 12 décembre à la Seine Musicale en région parisienne autour du financement de l’action climat. Organisée par le Président français, la Banque Mondiale et l’ONU à seulement trois semaines après la COP23, le One Planet Summit fait tourner le regard d’espoir du monde vers le secteur public pour la finance verte.

Que faut-il retenir de cette grande rencontre à la quelle le Président en exercice de l’Union Africaine, Alpha Condé s’est vue voler la vedette par le Président gabonnais Aly Bongo  ?

Ali Bongo vole la vedette à Alpha Condé

Ali Bongo, porte-voix de l’Afrique puis ce qu’il a été seul Chef d’Etat africain à prendre. Au cour de son allocution, c’est une contribution de cinq cent mille dollars (500.000$) qui est annoncé comme contribution de son pays en faveur du climat.

 Le Chef de l’Etat guinéen comme à ses habitudes qui parle au nom de l’Afrique en matière des changement climatique maus aussi des énergies renouvelable, s’est abstenu de tout propos au cours du sommet.

Bill Gates et sa fondation annoncent mieux

C’est la coquette somme de 255 millions d’Euro qui a été mise sur la table par le milliardaire américain pour « aider les agriculteur d’Afrique et d’Asie à faire face au changement climatique ».

Bill Gates a par ailleurs dit que « nous pouvons avoir un énorme impact en les aidant à augmenter fortement leur productivité et en leur fournissant de nouvelles semences ».

Une mini-COP (conférence onusienne sur le climat). Avec son fourmillement d’acteurs du monde entier, c’est l’impression que donne le One Planet Summit organisé dans les bâtiments de la Seine musicale sur l’île Seguin, mardi. Seulement trois semaines après la COP 23 de Bonn, les regards se tournent vers le secteur privé pour ce sommet consacré à la finance verte et organisée par le président français, la Banque mondiale et l’ONU.

Gouvernement britannique, Islandais et irlandais. Des annonces? Pas vraiment. C’était plutôt un redite.

Malgré les recommandations du Chef de l’Etat français demandant à ses homologues de ne s’exprimer que pour faire de nouvelles proposition, Thérésa May,Katrin Jakobsdottir ou Mark Rutte n’ont répété, à la tribune, que des engagements déjà pris.

Le Président Mexicain annonce un marché du Carbone sur le continent américain excepté les Etats-unies mais avec la Califournie et l’Etat de Washington.

L’annonce avait déjà été faite et le chef d’Etat n’a pas précisé quel serait le prix du carbone moyen dans ce projet, s’il serait compris entre 50 et 100 euros la tonne de CO2. Un élément pourtant nécessaire pour garantir le succès de l’initiative.

La France met la barre haute et très haute. De 1,2 à 1,5 milliard d’Euros d’ici 2020

L’Elysée a annoncé une hausse de 1,2 à 1,5 milliard d’euros par an d’ici 2020, pour l’adaptation des pays les plus vulnérables au changement climatique. «C’est encore très insuffisant par rapport à ce que prévoit l’accord de Paris», prévient Armelle Le Comte de l’ONG Oxfam.

Pour Marie Toussaint, présidente de l’association Notre affaire à tous : «Quant à l’aide française à l’adaptation pour les pays du Sud, le gouvernement prévoir 1,5 milliard d’euros par an dès 2020, là où la taxe européenne sur les transactions financières, repoussée par la France en juillet, permettrait de mobiliser 22 milliards d’euros dont une bonne partie serait consacrée à l’adaptation.»

pour finir, la Commission européenne s’est, elle, engagée, ce mardi matin, à faciliter des investissements en Afrique et dans «les régions voisines» de l’Union européenne, à hauteur de 9 milliards d’euros d’ici 2020, dans le cadre de son plan d’investissement extérieur, orienté vers «le développement de villes, de mobilités et d’agricultures durables, ainsi que vers l’agribusiness». Un dernier sujet qui n’est pas souvent synonyme de lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement.

Hassane Hilal Sylla

Pour LaPresseGuinée

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