Minière: Une autre décharge publique lorgne les linceuls des Guinéens

Décharge publique de Darsalam Ratoma (Comboss)

Dans la nuit du 21 au 22 août 2017, la Guinée s’était réveillée en découvrant sur les réseaux sociaux et les médias, la triste nouvelle de l’éboulement de la décharge de Dar-Es-Salam. Au cours de cette nuit pluvieuse, 7 puis 9 et finalement 10 âmes guinéennes (Police) avaient péri sous les décombres des ordures de la décharge publique. Une montagne d’ordures de plus de dix mètres (10m) de hauteur, amassées depuis plus de vingt (20) ans, avait cédé cette nuit emportant avec elle un tas de déchets pour s’abattre sur les habitations des populations riveraines et endeuillant des familles. Tout comme la décharge publique de Dar-Es-Salam, plusieurs autres décharges ne répondent plus aux normes  mais continuent à exister dans la capitale Conakry. Notre équipe est allée à la découverte de la décharge publique de la Minière.

Décharge Minière à ciel-ouvert

Le quartier Minière est une zone à forte agglomération situé dans la commune de Ratoma. Plusieurs personnalités politiques, des membres du gouvernement, des hôtels mais aussi de paisibles citoyens y résident là. Toutes ces familles n’ont qu’un seul dépotoir qui est situé à cinq mètres de la clinique médicale privée (Dr SOW) et également à quelques dizaines de mètres du restaurant « le Patio » et l’Office National d’Hydrocarbures. Malgré cette forte agglomération, aucune ceinture de sécurité n’est installée autour de la décharge laissant les ordures régner en seul maître.

Par ailleurs, la décharge est installée au milieu du carrefour obstruant par conséquent le passage des piétons et autres engins roulants. Malheureusement, cette autre décharge à l’image de celle de Dar-Es-Salam n’est plus dans les normes à cause de ces habitations mais aussi de ces espaces publiques.

Pourtant dans une déclaration de la plateforme de la société civile guinéenne dénommée Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile (CONASOC) rendue publique cette semaine, des recommandations sont faites au gouvernement dans ce sens. Il s’agit de mettre tout en œuvre  afin de transférer en dehors de la capitale ces décharges publiques pour des raisons de sécurité.

Lire aussi: Décharge de Comboss : Une menace pour la santé publique

Tout comme l’article réalisé sur la décharge de Dar-Es-Salam le 27 juillet, quelques semaines avant le drame, votre site web d’investigation attire une fois encore l’attention des autorités du quartier mais aussi de l’Agence Nationale de la Salubrité et du gouvernement sur ce dépotoir qui  est un danger pour la vie des riverains.

Hassane Hilal SYLLA pour LaPresseGuinée

 

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