Kamsar s’échauffe aussi après Boké

Après la grogne de la préfecture de Boké pour cause d’absence d’électricité, c’est aussi la Sous-préfecture de Kamsar victime de la même de situation de lever le ton.

La préfecture de Boké plonge-t-il dans un marasme social ? Voilà ce à quoi il faut craindre. Ces derniers mois les habitants de cette localité continuent sans cesse de hausser le ton pour demander leur amélioration de condition de vie.
La manifestation a débuté samedi 16 septembre 2017 aux environs de 22 h de la nuit. Les jeunes de la ville ont barricadé toutes les issues pour empêcher la circulation d’engins roulants.
Selon le témoignage que notre rédaction a obtenu auprès d’un habitant de cette localité, une forte mission d’agents de sécurité avait quitté la ville de Boké pour essayer de canaliser la situation mais en vain. C’est presque vers la soirée c’est-à-dire aux alentours de 17h que certains conducteurs d’engins roulants ont eu le courage de circuler nous a –t-il confié.
Par crainte, le train minéralier n’a pas pu circuler ce dimanche au risque d’être attaqué par une foule mécontente. Seuls les manifestants régnaient en seuls maitres du terrain avec des barrages érigés du marché Sahara jusqu’au niveau du quartier Bagataye, fief de l’ethnie majoritairement nombreuse à Boké.
Aujourd’hui toutes les boutiques et ateliers étaient quasiment fermés. Et, Kamsar vit dans une morosité sans précédent et un calme précaire commence à revenir fustige enfin ce citoyen. A noter qu’une personne aurait été légèrement blessée ce dimanche lors de cette manifestation.
Selon les dernières informations reçues, le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara serait dans la localité pour rencontrer les jeunes afin de trouver une issue heureuse à la crise de Kamsar.
Aboubacar Arafan Camara
LaPresseGuinée

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