Journée Internationale de la Migration : Nous ne voulons plus voire les migrants torturés ou réduis en esclavage dixit Sérafine Wakana

 


L’une des questions de l’actualité de nos jours reste et demeure le phénomène de la crise migratoire. Comment trouver solution à ce problème d’où la préoccupation majeure de acteurs nationaux et transnationaux.

Le lundi 18 décembre 2018 a été célébrée la journée internationale de la migration, une occasion pour l’Organisation Internationale des Migrations, les Etats et autres organismes nationaux et internationaux de dissiper les préjugés et de sensibiliser l’opinion à leurs contributions dans le domaine économique, culturel, social…

A l’issue de cette activité tenue au Palais du Peuple, Mme N’Diaye Sacko Représentante de l’OIM en Guinée a souligné que la célébration de cette journée est une occasion au cours de laquelle il est impératif de discuter du sort des migrants à travers le monde mais précisément ceux guinéens.

Elle a déclaré qu’il n’y a pas seulement de migration irrégulière il y a aussi celle régulière qui, contribue beaucoup d’autant plus pour faire asseoir l’économie des pays d’origine mais aussi celle des pays de destination.

Avec pour thème « migrations sans danger dans un monde qui bouge » la situation des migrants africains se trouvant sur le sol libyen était en autre le point focal des différentes interventions au cours de cet événement.

En se figeant sur les dangers liés à la migration clandestine la Coordinatrice général du Programme des Nations Unies en Guinée Sérafine Wakana quant à elle s’est appesanti sur l’affirmation donnée par l’actuel Secrétaire général de l’ONU en septembre 2017 « la migration sure ne doit pas être réservée à l’élite mondiale ».

Selon elle, la migration existe depuis toujours et continuerons à exister à cause de l’instabilité démographique, des changements climatiques, de l’inégalité économique des marchés du travail.

Pour Sérafine Wakana, il est important de trouver des règles communes pour permettre aux citoyens de se déplacer librement sinon les passeurs eux le trouveront au détriment de la vie humaine.

Au nom du système des nations unies elle a souligné que cette institution continuera toujours à œuvrer avec le gouvernement guinéen pour faciliter le rapatriement des migrants guinéens mais aussi donner la possibilité à des jeunes de se trouver de l’emploi en leur subventionnant.

Pour finir elle a déclaré : « Nous ne voulons plus voire les migrants torturés ou réduis en esclavage ».

Gérrard Deffrys, le Chef de la délégation de l’Union Européenne en Guinée a de son côté a défini de rôle actuel de l’Union Européenne pour la mobilisation des fonds pour les migrants rentrés de l’Europe ainsi que sa politique de financement de projet aux migrants revenus dans leurs pays respectifs.

Il est revenu sur les initiatives engagées par l’Union Européenne et Africaine à l’issue du Sommet d’Abidjan concernant la politique d’investissement de la jeunesse et de la lutter contre l’immigration clandestine.

Il a également fait savoir que son souhait le plus ardent est d’aider le peuple de Guinée à lutter contre la migration clandestine. Devant une marré humaine venue pour célébrer cette journée, certains migrants revenus de la Libye ont accepté d’exposer leurs aventures pénible pour la traversée du désert jusqu’aux traitements inhumains dont ils ont été victimes.

Aboubacar Arafan Camara

pour LaPresseGuinee

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