Guinée: Université Gamal Abdel Nasser de Conakry dans un état de délabrement

Autrefois l’une des plus belles universités de la sous-région, l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) présente de nos jours, un tout autre visage. A faire juste un tour dans son enceinte, l’on sera agréablement surpris de la vétusté des bâtiments. Des murs décrépis, des vitres cassées, des tables bancs presque inexistants par endroits, sans oublier des odeurs nauséabondes et fracassantes qui arborent certaines passerelles, latrines et couloirs… Tel est son nouveau look. Avec l’approche inexorable de l’ouverture des classes et l’entrée des bacheliers, votre média d’investigation Lapresseguinee a fait une immersion dans cet établissement pour vous faire découvrir son état actuel.

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Créée en 1962, aux lendemains de l’indépendance, l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) est la première institution d’enseignement supérieur de Guinée. Elle absorbe également plus d’étudiants après l’université Général Lansana Conté de Sonfonia. Qualifiée de prestigieuse avec un corps professoral de qualité, cet établissement universitaire a contribué à la formation d’un nombre important des cadres supérieurs du pays qui ont évolué dans divers secteurs tout en œuvrant en faveur de son développement socio-économique, politique et culturel.

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De nos jours, dans ce temple du savoir, plus de 15.000 étudiants et 500 cadres du personnel enseignant se côtoient tous les jours dans un environnement qui laisse à désirer. Arrêté devant une salle de l’université, Amadou Djouldé Diallo se souvient encore de l’état dans lequel il a étudié. De retour de Dakar, il s’est inscrit à la faculté de Génies Informatiques pour une période de deux ans. « C’est un constat réel, les bâtiments sont dans un état plus qu’indésirable. Il est temps qu’on mette tout en œuvre pour reconstruire les bâtiments, afin que l’UGANC retrouve le chemin de l’excellence », a-t-il indiqué.

Bien que de nouveaux bâtiments poussent dans cette université, la rénovation de nombreux autres déjà existants devrait être une priorité. Une inquiétude qui se lit sur le visage des milliers d’étudiants qui ne se plaignent pas de la qualité d’enseignement offerte. « Nous bénéficions des très bonnes formations surtout avec les experts Russes. Le problème réel se situe au niveau des infrastructures qui sont, il faut le reconnaître, dans un état délabré, surtout pendant l’hivernage. Quand il pleut, l’eau coule même dans les salles de classe. Ce qui n’est pas normal  », souligne Aboubacar Soumah.

Mamadou Oury DIALLO pour LaPresseGuinee.org

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