Droit de l’Homme-Libye Esclavage : « Il faut une réelle coordination, entre autorités africaines et européennes pour arrêter cette barbarie  » dixit Foromo Frédéric Loua


Dans la foulée du trafic de migrants révélé en Libye par CNN et les réactions d’indignation des populations et chefs d’Etat africains, des voix s’élèvent pour donner plus d’information sur les contours de cette violation flagrante des Droits de l’Homme.

Parlant des traitements dégradants et inhumains auxquels se sont exposés les migrants clandestins en Afrique du Nord, notamment en Lybie, le président de l’ONG, «Le Même Droit pour Tous (MDT)», Me Foromo Fréderic Loua, également président de la Commission Protection de l’Institution Nationale Indépendant des Droits de l’Homme (INDH), a affirmé, que «l’esclavage a été banni dans les Conventions internationales», rapporte l’AGP.

Il a fait cette affirmation à l’occasion d’un entretien qu’il a bien voulu accordé, mardi, 28 novembre 2017, à l’AGP, dans un réceptif hôtelier de Conakry.

Sur ce sujet aussi brulant, le président de l’ONG, MDT et de la Commission protection de l’INDH a souligné, que l’esclavage est un crime, et même, il y a des Conventions internationales qui l’élèvent au rang de crime contre l’humanité.

 Pour cet activiste des DH, l’esclavage, dont sont exposés les migrants clandestins, est une situation encore déplorable, et cette responsabilité, elle est partagée, car, dit-il, l’Europe est en train de se barricader et trouver les moyens, notamment de l’argent distribué à ces bandes de criminels qui se livrent à de tels actes.

«Il faut une réelle coordination, une certaine entente entre les autorités africaines et européennes pour justement essayer d’arrêter cette barbarie que vivent ces migrants en Libye», a-t-il proposé.

«En aval, il faut déjà que les dirigeants africains prennent leurs responsabilités en ce qui concerne la bonne gouvernance, la gestion des ressources humaines, la gestion cohérente de toutes les ressources africaines, pour que justement l’Afrique cesse de voir en l’Europe l’Eldorado, pour que les jeunes qui finissent leurs études en Guinée puissent avoir l’envie de rester dans leur propre pays», a conseillé Me Loua.

Il a dit : «Nous avons tout en Afrique pour éviter de vivre ce genre de traitement. Nous avons tout pour que nous soyons respectés. Nous avons tout pour que justement l’homme noir soit traité comme les autres hommes de cette planète».

Pour ce genre de situation, Me Loua pointe un doigt accusateur aux dirigeants africains qui, selon lui, ne semblent pas comprendre la nécessité, le rôle en tant que responsable de la destinée de leurs concitoyens.

«On a comme l’impression, les dirigeants, une fois au pouvoir, ne pensent qu’à s’enrichir, enrichir leurs collègues, leurs proches, leurs amis, cela au dépend même de l’immense majorité des populations», a-t-il opiné.

Pour clore son intervention, Me Foromo Frédéric Loua a parlé du cas spécifique de la Guinée. «Malgré toutes les richesses, dont on parle de la Guinée, tous les avantages, toute l’assistance de la communauté internationale, sa capitale Conakry croupie actuellement dans la saleté, dans la poussière, dans l’indifférence totale des autorités».

Avec l’AGP

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