De l’ombre à la lumière, Ibra Sylla s’en est allé avec les hommages des Guinéens !

Né le 1 août 1962, Ibrahima ‘’Ibra’’ Sylla s’est éteint le 26 août dernier après avoir fêté ses 55èmes bougies. Décédé des suites d’un accident vasculaire cérébral, le défunt journaliste et chef de département communication de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) laisse derrière lui, deux épouses et sept enfants.

Reconnu par ses pairs comme un modèle par sa générosité, son professionnalisme au travail et son humanisme, il a mérité un dernier hommage de la part de ses milliers d’amis, parents, confrères, collègues, personnalités politiques et membres des organisations de la société civile guinéenne. Cela fût fait ce mardi, 29 août 2017 au Plateau de la Radio Télévision Guinéenne (RTG) où le disparu a fait ses premiers pas dans l’univers médiatique dans les années « 80 » avant de rejoindre le Conseil National de Communication (CNC) l’actuel Haute Autorité de la Communication (HAC).

Des pensées pieuses et prières lui ont été consacrées avant de rejoindre sa dernière demeure. Pour l’ANSS dirigé par Dr Sakoba Keïta qu’il a rejoint au lendemain de la lutte accrue menée contre l’épidémie Ebola, il perd un travailleur hors pair.

Toujours à l’écoute de la jeune génération de journalistes guinéens, il servait de mentor pour nombreux d’entre eux tant dans la presse d’Etat que privée. Sidy Diallo, Secrétaire général du Syndicat de la Presse Professionnelle de Guinée (SPPG) s’en souvient. « M. Ibra a été un maître pour la jeune génération. Il était présent pour beaucoup, donnait des conseils dans tout ce qu’on entreprenait comme activité de presse. C’est une perte pour toute la presse nationale car c’est un Monsieur qui ne faisait jamais de différence entre la presse privée et publique », témoigne-t-il.

A tour de rôle, nombreux directeurs de la RTG à savoir Mme Aïssatou Bella Diallo, Boubacar Yacine Diallo ou encore Ibrahima Ahmed Barry lui ont aussi rendu de touchants hommages en présence de sa famille. ‘’C’était l’homme à tout faire. Quand il n’y avait pas de réalisateur ou technicien, Ibra était toujours là pour combler le vide’’, se rappelle Ahmed Barry. Quant à Yacine Diallo, il retient de l’homme, un journaliste très alerte. « C’est Ibra qui m’a informé en 1996 quand le Palais des Nations a été bombardé et quand le président Dadis a reçu des balles à Boulbinet », se remémore-t-il.

Le Vice-président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) retient du défunt, un homme qui prônait la paix. ‘’A chaque passage devant ma pharmacie, il ne cessait de m’apporter des conseils pour le bien-être de la nation guinéenne’’, dit-il.

Pour finir, la présidente du Conseil Economique et Social (CES) a invité le Chef de l’Etat ainsi que les personnes de bonne volonté à veiller sur la famille du défunt qui durant toute sa vie, s’est montré disponible à servir son pays.

Meryem pour lapresseguinee.org

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