Boké-SMB : 10 milliards pour mieux polluer la nature !

La Société Minière de Boké SMB paie plus de 10 milliards de francs guinéens à 146 personnes exposées aux travaux de la route d’accès au plateau 6 d’AMR.

Remise de cheque SMB Boké
Remise de cheque SMB Boké

Boké-SMB : 10 milliards pour mieux polluer la nature !


La Société Minière de Boké SMB a procédé, mardi dernier au payement d’un montant total de 10 milliards 068 millions 009 mille 040 gnf à cents quarante-six (146) personnes des dix (10) villages impactés par la construction de la 2ème route d’accès au plateau 6 de la société française, Alliance Minière Responsable (AMR) sur une piste de 10 Km de longueur, nous a-t-on rapporté depuis Boké.

Selon les informations reçues, ce payement effectué à la Base vie de la société Top Minning dans sous-préfecture de Malapouya, préfecture de Boké entre dans le cadre dit-on dans le cadre de la compensation des impacts des travaux. La cérémonie de remise des chèques s’est déroulée.

Malgré la signature de ses chèques en présence des autorités de la préfecture et membre de la société, tout porte à croire que ces règlements ressemblent au principe du « pollueur payeur ».

Cela s’explique par l’absence dans la stratégie des sociétés installées de l’approche développement durable. Cette approche aurait ainsi donc pu prendre en compte l’aspect économique, environnemental, social et culturel.

Malheureusement l’approche communautaire développement par exemple par la SMB s’arrête au partage de milliards aux paysans qui en réalité ne saurait que faire.  Pour preuve, le chargé de l’Organisation des Collectivités, Sékou Mouctar Fofana, dira que « l’initiative est salutaire. Si les fonds sont judicieusement utilisés, c’est à l’avantage des bénéficiaires ».

Comme pour dire que c’est effectivement une stratégie pour juste préserver la société des casses, les bénéficiaires se sont engagés après réception des sommes à « préserver les sociétés minières et leurs installations ».

A noter qu’à l’image de la crise sociale enregistrée dans la même ville ainsi que dans la commune urbaine de Kolaboui ou Kamsar, si les projets d’exploitation minières n’intègrent un volet hautement durable et respectueux de l’environnement et des communautés c’est les attaques des sociétés qui vont se démultiplier.

La Rédaction

LaPresseGuinée

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