Passation de service : Albert Damantang Camara « Oser, toujours. Céder, Parfois. Renoncer, Jamais »

Albert Damantang Camara Image CCG

La cérémonie de passation à la suite du changement de gouvernement guinéen se poursuit encore ce 1er juin, entre le Ministre entrant Albert Damantang Camara et Lansana Komara.

Après sept ans et six mois, celui qui aura été le porte-parole du Gouvernement a remercié dans son discours, le Chef de l’Etat pour sa confiance en lui plaçant à la tête d’un département dit-il « aussi stratégique que l’Enseignement Technique ». Une confiance qu’il aurait mérité durant les deux mandats du Pr Alpha Condé.

Cette tâche confiée, il ne l’aurait jamais accompli seul. Il a fallu bien-sûr des collaborateurs « rompus à la tâche, aguerris et engagés » dont Damantang n’a pas manqué de magnifier l’excellence.  Ensemble, ils ont réussi à lancer un vaste programme de réhabilitation- rénovation du système de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (ETFP) dont le ministre sortant peut en être fier.

Au compte de son bilan, on peut citer l’augmentation des capacités d’accueil et une diversification des filières de formation, la construction du Complexe professionnel de Nongo, des CFP de Beyla, de Kérouané, de Kouroussa, la réhabilitation de plusieurs structures existantes, la rénovation et la mise à disposition des équipements au CFP de Matoto, à l’ENS de Kindia et CFP de Mamou et Kissidougou…

Son coup de cœur reste la construction des Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM) qui est pour lui, la concrétisation d’un rêve longtemps caressé par notre pays. « En effet sur les 8 prévues, celle de Nzérékoré est achevée, Boké, Labé et Siguiri sont en voie d’achèvement pendant que les travaux de Coyah et Dabola sont lancés ». Et le financement des deux dernières, c’est-à-dire Mamou et Kindia seront bouclées avec la BID à l’actif du nouveau entrant.

Ce dernier conscient des résultats louables obtenus par son prédécesseur, s’est plutôt engagé à poursuivre les reformes entreprises pour mener à bien, la mission assignée.

Revenant sur les crises sociales survenues ces derniers temps précisément dans le secteur éducatif, Lansana Komara a laissé entendre ceci: « Nous devons en ce qui nous concerne, nous impliquer davantage et immédiatement à la recherche de solutions idoines pour une véritable sortie de crise et prévenir celles qui pourraient s’annoncer. Je suis avant tout, un enseignant et j’ai une certaine expérience syndicale. Ces deux atouts, nous permettrons sûrement de réussir cette mission que nous a confié le premier ministre constitutionnellement chargé du dialogue social», conclut-il.

La Rédaction

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