Conakry ville morte : Des échauffourées signalés dans certains quartiers de la capitale

 


A l’appel de l’opposition (UFDG), Conakry ploie ce matin sous le poids du mot d’ordre de ville morte dans son ensemble. Du Km 36 au point zéro, Kaloum, la capitale vit au ralenti et au rythme des échauffourées qui ont commencé à Kippé, Bambéto, Hamdalaye et Cosa.

Depuis le 12 février, suite à l’appel à grève du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée SLECG dirigé par Aboubacar Soumah, il régnait sur l’ensemble du territoire une psychose liée aux violences qui pourraient en découler. Trois jours plus tard, c’est un gendarme qui trouve la mort en tentant de maintenir l’ordre dans le quartier de Bomboli.

Comme si cela ne suffisait pas, pendant que le gouvernement cherche à résoudre cette situation, une autre centrale syndicale, à l’occurrence l’UGTG, s’annonce avec un mouvement de grève depuis ce 26 février pour des raisons disent-il de revalorisation salariale.

Et comme le « malheur » ne vient jamais seul, l’opposition avec à sa tête l’UFDG, mécontent des résultats des élections communales, décide elle aussi de battre le pavé pendant que c’est chaud avec son mouvement de « ville morte ».

L’appel à ville morte annoncé ce lundi 26 février semble être une réussite si certaines localités n’avaient pas mis le pieds dans le plat. Il s’agit des quartiers sempiternels de Bambéto, Cosa et Hamdallaye sur lesquels vient de s’adjoindre le paisible secteur de Kippé. Zone sensible à cause de la proximité des écoles (Lycée, collège et primaire), le tronçon Centre-émetteur, pont de Kakimbo semblerais être coupé en deux par les manifestants, quoiqu’on ne puisse pas dire avec certitude si ce sont les hommes de l’opposition, du SLECG ou de l’UGTG.

Comment rompre avec ce cycle de violence et de contestation?

Rien de claire ne semble plus éclairer l’horizon.

Constat à suivre

La rédaction 

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