Edito: Aboubacar Soumah, l’homme qui effrait et défis le pouvoir

 


C’est un rapport de force que seul les Dieux peuvent prédire la suite.

Le syndicaliste et fulgurant Aboubacar Soumah n’est ni plus ni moins que cet homme qui préside les destinés du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). De taille moyenne avec un peu de 75 kg, cet homme aux allures de félin trouve sa force dans ce que nous pouvons appeler le pêché mignon de ses compères. Après avoir essuyé la suspension de son salaire par le Ministère l’Education National, il vient également à bout de ses démèler avec ses camarades à la justice avant d’annoncer une grêve illimité quelques jours après le vote du 04 février.

Ibrahima Fofana n’est pas mort, son ombre rode autour de Aboubacar Soumah !

Il vous souviendra que c’était en 2007 que toute la Guinée s’est levée comme un seul homme sous le leadership du syndicaliste Ibrahima Fofana pour dire non au Général Lansana Conté. Ce mouvement restera dans la mémoire des guinéens comme l’un des rares évènements ou les syndicalistes parviennent depuis le mouvement de l’indépendance à conduire le peuple vers la revendication générale.

Aboubacar Soumah semble avoir tout prit chez Ibrahima Fofana. La perspicacité et la ténacité de cet homme ont tout l’air de celui de son ainé.

Pour annoncer son mouvement l’homme qui amena Alpha Condé à menacer les médias de fermeture si le micro lui ai tendu dit: « La grève est inévitable parce que l’Etat n’a pas respecté ses engagements. Nos salaires sont suspendus. Les 20% qu’on a demandés pour le mois de Novembre n’ont pas été payés, les 20% que nous avons réclamés pour 1er trimestre de l’année 2018 ne vont pas être payés. Donc obligatoirement on va aller en grève. C’est inévitable ».

cette fois, le Professeur enseignant et Président ne dira pas un seul mot tentant de ne plus rajouter un seul grain à la célébrité de son dissident le plus avéré.

Ce qui est dit est dit. La grève est enclenchée le 12 février ! 

Au troisième jour de la grève des enseignants, de nombreuses écoles publiques et privées de Conakry et de la Guinée profonde sont paralysées. Le gouvernement après une campagne à outrance pour discréditer et décourager les enseignants de suivre Aboubacar Soumah, rien n’empêchera la grève de réussir depuis ce 12 février et ce depuis 4 jours.

Nouvellement nommé, le Médiateur de République et ancien Premier Ministre décide de se saisir du dossier pour des négociations mais en vain.

Joint au téléphone l’après-midi du mercredi 14 février 2018 par un reporter de Guineematin.com et relayer par Guinéenews.org, monsieur Aboubacar Soumah, a dit qu’aucune « main tendue » n’est venue vers lui jusqu’à présent. « Si le gouvernement a engagé des négociations, ce n’est pas avec nous », va-t-il indiqué.

Le feuilleton promet des épisodes. Affaire à suivre.

La Rédaction LaPresseGuinée

SHARE