Journée Mondiale de la lutte contre le Sida 2017: la Guinée ne reste pas en marge de l’événement


A l’instar des autres pays du monde, la Guinée a célébré ce vendredi 1er décembre 2017 la Journée Mondiale de lutte contre le Sida. Placé sous le thème  »Droit à la Santé », le Comité National de Lutte contre le Sida CNLS étant l’épicentre de cette organisation a réuni les membres du gouvernement, les représentants des institutions internationales basées en Guinée évoluant dans le domaine de la santé notamment pour la riposte de cette épidémie.

D’entrée de jeu, le Secrétaire Exécutif du Comité National de Lutte contre le Sida, Dr Abass Diakité a annoncé que  le VIH représente une menace pour la santé publique en Guinée car son taux de prévalence s’inscrit à 1,7% au niveau de la population de façon générale, 2,1% chez les femmes et 1,2% chez les hommes.

Avec 126 sites de services offerts par son département à travers la politique du gouvernement en matière de conseil et dépistage sur le territoire et 323 services de Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) en 2016. D’après lui, 70 structures sont opérationnelles pour la prise en charge en ARV et en ce qui concerne le suivi biologique des personnes vivant avec le VIH, on dénombre  CD4 e 100 appareils compteurs et 21 charges virales.

Le Premier Ministre Mamady Youla à de son côté a affirmé que : « cette journée est une occasion de remobiliser les énergies pour vaincre rapidement le VIH ». Car pour lui, il est impératif pour chacun de s’impliquer pour gagner ce pari. Le budget pour l’achat des antis rétroviraux et autres produits pour le traitement des personnes vivant avec le VIH augmentent inlassablement au niveau du gouvernement a-t-il souligné.

Mamadou Youla, au nom de son gouvernement se dit très ému des avancées pour la riposte de cette épidémie en Guinée et de ce fait a salué hautement les efforts consentis par  les partenaires techniques et financiers.

Le représentant du Gouverneur de la Ville de Conakry Président du Conseil des îles de Loos Mandjou Chérif a dans son allocution apprécié la célébration de cette journée : « notre pays n’échappe pas à cette réalité du fait de l’exode rurale vers la capitale Conakry. Avec l’augmentation des comportements à risque et aggravé par un taux d’analphabétisme élevé le VIH ne pouvait rester sans avoir sa place ce, malgré les efforts conjugués par le gouvernement, les ONGs nationales et les institutions internationales.

Avec un taux de prévalence 1.7 % au niveau national, la ville de Conakry enregistre un taux 2.7 souligne-t-il en clôturant son discours.

La Coordinatrice du Programme des Nations Unies Sérafine Wakana, pour sa part s’est dit très honorée d’assister à la célébration de la journée mondiale du sida qui est célébrée le 1er décembre de chaque année ». Le système des Nations Unies a pris l’initiative de mettre en place deux millions d’agents communautaires d’ici 2020.

Cette célébration est une aubaine pour tout un chacun de se souvenir du passé de ceux qui sont décédés suite à la maladie du sida et de projeter un avenir meilleur. Le monde n’atteindra pas les objectifs du développement durable et l’éradication du sida si le droit à la santé n’est pas réalisé pour tous, confie-t-elle devant le public. « Nous devons tous faire en sorte que ceux qui vivent avec le VIH ne soient pas marginalisés dans la société ».

De nos il y a plus de 120.000 personnes qui sont infectées par le VIH en Guinée a rapporté Sérafine Wakana.

Aboubacar Arafan Camara

pour LaPresseGuinee.org

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