Enseignement supérieur : Grêve des enseignants-assistants et attachés de Recherches

 


La rentrée universitaire 2017-2018 a été annoncée par le Département de tutelle pour le 16 octobre 2017 à travers les inscriptions et réinscriptions. A cette occasion, les enseignants-assistant et attachés de recherches ont décidé de mener une grêve contre la gestion entre autres de leur prime de formation des formateurs.

A Labé par exemple, Le Collectif des enseignants-assistants et attachés de  Recherches en service de l’université  est monté au créneau, mardi, 17 octobre 2017, pour démentir les déclarations tenues, la veille, par le recteur de l’Université Hafia, Dr El hadj Mamadou Dian Gongoré Diallo, précise-t-il dans une interview accordée à l’AGP.

«Le recteur a rassuré d’avoir obtenu l’accord de son personnel à dispenser les cours dès que les étudiants allaient se présenter dans les salles de classe». Dr El hadj Mamadou Dian Gongoré Diallo a toutefois tenter de  rassurer la presse locale qu’aucune menace de grève ne plane sur son institution.

«Les enseignants sont nombreux, ils sont là. Si les étudiants se présentent, nous allons donner les cours. Nous ne sommes pas dans une logique de grève», avait-il déclaré en substance.

Suite à cette sortie médiatique, apparemment dénoué de tout fondement, l’Antenne du Collectif des enseignants-chercheurs et attachés de recherches de Labé a tenu une réunion d’urgence pour démentir leur présence à l’Université Hafia, ce lundi.

«Ce n’est pas vrai, parce que celui qui se sent concerné ne va pas se hasarder à aller en classe. Aucun professeur n’était à Hafia. A la réunion d’ouverture, il n’y a pas eu consensus par rapport à une éventuelle ouverture des classes», a confié un des meneurs qui a requis l’anonymat.

La trentaine d’enseignants-assistants et attachés de recherches en service à Labé, qui s’est retrouvée là, lundi soir, en réunion d’urgence très restreinte, a indiqué que l’antenne locale de leur collectif reste solidaire de leurs collègues des autres Universités et institutions d’Enseignement supérieur public du pays. Il n’est donc pas question de reprendre les cours avant satisfaction de leurs revendications.

«Toutes les Universités doivent conjuguer encore les mêmes efforts. Lorsque tout va entrer en ordre, nous irons en classe. C’est notre métier», a ajouté ce curieux porte-parole qui ne veut pas agir à visage découvert.

Voulant être plus explicite, un autre enseignant, qui a le même courage que le premier, a précisé que son collectif appelle à être rétabli dans ses droits.

«Rétablir les assistants et attachés de recherches dans leurs droits consiste à faire un autre Arrêté, incluant leurs parts. Nous savons qu’un premier Arrêté conjoint du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (ESRS) et celui de l’Economie et des Finances, accordant respectivement aux Maîtres Assistants, Maîtres de Conférences et Professeurs, des primes de 6 millions, 8 millions et 10 millions de francs guinéens», a-t-il indiqué.

A l’Université Hafia de Labé, 125 sur les 130 chargés de cours sont des Assistants, et dans les 05 autres on peut retrouver des cadres incapables de s’acquitter de leurs devoirs pour raisons de santé, a-t-on fait savoir.

Selon les informations reçues à Kountia ce matin, toutes les universités du pays sont dans cette logique sauf l’ISIC de Kountiya qui assure un service minimum.

Hassane Hilal SYLLA

pour laPresseGuinée

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