Boké-Kamsar : rentrée des classes retardées

Crise sociale : les écoles de Boké et Kamsar n’ont toujours pas repris les cours.  

Prévue depuis le jeudi 14 septembre dernier sur toute l’étendue du territoire de la Guinée, la rentrée des classes n’a jusque-là pas été rendue possible dans les villes de Boké et de Kamsar compte tenu de l’atmosphère qui y règne dans ces deux (2) villes.

Depuis la semaine dernière la tension était très vive dans cette partie de la basse côte. Les habitants réclament la remise en état de la fourniture en électricité. Selon nos sources l’on ne pouvait même pas apercevoir tout au long de la chaussée un élève en uniforme en partance à l’école.

Aucun parent d’élève n’a pu laisser son enfant aller à l’école et  les établissements d’enseignements de Boké et ceux de Kamsar n’ont pu pour des raisons de manifestations suivre les décisions du le Ministère en charge de l’Enseignement Pré-universitaire et de l’Alphabétisation. Dans un silence absolu , les piétons et certains motocyclistes sont les seuls qui défilaient sur une chaussée quasi-vide.

Mais d’après nos sources concordantes l’un des points des revendications semblerait être résolu à Boké car le gouvernement aurait envoyé hier des groupes électrogènes pour desservir la ville et que certains quartiers auraient même commencé à recevoir hier dimanche 17 septembre le courant électrique.

A Kamsar aussi, la cité industrielle a pu recevoir le courant électrique dimanche 17 septembre 2017 de 22h jusqu’à 7h du matin, une première depuis plus d’une semaine souligne notre source.

Et pourtant, le point focal de la crise qui sévit dans cette sous-préfecture de Kamsar n’est pas lié au manque de courant dans la cité industrielle mais plutôt dans les quartiers de la banlieue de cette ville nous déclara-t-il.

Toutefois, une trêve semble être revenue pour le moment ce lundi dans cette zone minière de Kamsar.

Aboubacar Arafan Camara

pour LaPresseGuinée 

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