Préfecture de Mali : culture de la pomme de terre en perte

Chaque année, le 15 septembre est considéré comme la fête traditionnelle de la pomme de terre dans la région. Mais cette année, à l’approche de l’événement, le Mali est frappé par un grand fouet de perte des milliards de nos francs dans la production. Chose qui ne freine pas la tenue de ladite fête.

Dans la préfecture de Mali Yimbering, les autorités à tous les niveaux annoncent des pertes estimées à des milliards de francs guinéens cette année dans la culture de la pomme de terre. Un fait qui reste préoccupant sous le regard impuissant des populations issues de la localité.

Pour le président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine de Mali, Abdoulaye Fili Diallo. Ces deux dernières années, les producteurs de pomme de terre font face à d’énormes pertes liées à leur activité génératrice de revenu. «A Mali ici, nous avons enregistré des calamités extraordinaires. Ce qui a sérieusement affligé les producteurs, puisque les agriculteurs ont perdu beaucoup cette année encore», a-t-il déclaré.

Le préfet, El hadj Harouna SOUARE, précise pour sa part que la pomme de terre est la principale culture de la préfecture. Malheureusement, cette année, la récolte n’a pas été satisfaisante à cause d’une maladie qui était venue frappée cette région les mois derniers.

Aux dires des victimes de cette perte, ils n’ont pas bénéficié de secours, malgré la catastrophe survenue à Mali. Le président de la Délégation Spéciale de la Commune Urbaine de Mali, le montant réel perdu par les producteurs n’est pas encore connu officiellement, mais il promet de publier les chiffres dans un bref délai.

«Je peux vous dire très sincèrement que les pertes se chiffrent à des milliards de francs guinéens, puisque les 90% des producteurs ont presque tout perdu. Nous vous fournirons ces données ultérieurement. Et aussi Il faut faire face à tous les producteurs et autres victimes de cette calamité. Il faut faire ce travail avec les services techniques qui ont l’expérience dans ce domaine», a-t-il expliqué.

Une autre nouvelle s’annonce pour les autres cultures notamment le riz, fonio et autres dans la récolte normale. Pour le moment la pluviométrie est bonne d’après le préfet de Mali.

De jours après la fête habituelle de la pomme de terre, le 15 septembre de chaque année aux pieds de la dame de Loura, cette mauvaise nouvelle attitude tombe et inquiète bon nombre de producteurs. Malgré tout, cette célébration a été occasion pour ces paysans de se pencher sur la problématique.

Mamadou Adama BARRY

 

Pour LaPresseGuinée

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