Mali : 10 ans de prison pour le « coupeur de main » de Gao

« Les victimes ont parcouru 1 222 km pour venir témoigner devant la justice »

Vendredi 18 août, la justice malienne a condamné Aliou Mahamame Touré, l’ex-commissaire de la police islamique de Gao à 10 ans de prison a-t-on apprit de Mouvement Mondiale des Droits de l’Homme (FIDH). Quatre ans après les faits, c’est un moment important pour les victimes qui ont pu participer au procès, et une première étape pour la justice malienne dans le traitement des crimes commis par les groupes islamistes contre les populations dans le Nord du pays entre 2012 et 2013. La FIDH et le Mouvement Mondial des Droits de l’Homme ont toute fois regretté que l’infraction de crimes de guerre n’ait pas été retenue par la justice.

une victime avait déclaré  devant les juges ceci: « Depuis mon amputation, j’attendais le moment où je pourrais dire, en face d’Aliou Mahamane Touré, ce que j’ai subi en 2013 et ce que je vis depuis lors. Je suis heureux d’avoir pu le faire aujourd’hui, mais je regrette que les tortures que nous avons subies n’aient pas été pleinement reconnues. C’est donc une victoire en demi teinte pour moi, et pour les victimes de Gao »

Dès 2013, la FIDH avec l’AMDH (Association Malienne des Droits de l’Homme) a apporter son appui pour l’accompagnement des victimes tout au long de la procédure : accompagnement judiciaire et soutien matériel notamment en organisant leur venue et leur participation au procès.

nonobstant cette victoire, l’organisation a confié vouloir continuer aujourd’hui à accompagner les victimes dans d’autres procédures judiciaires relatives à la crise de 2012-2013 pour garantir le droit des victimes à la justice et lutter contre l’impunité. Ces accompagnement se poursuivront par exemple pour plusieurs dizaines de femmes victimes de crimes sexuels dans le Nord du pays et qui attendent un procès.

A rappeler qu’en Guinée, l’organisation internationale pour la défense des droits de l’homme appui les victimes du 28 septembre pour la réalisation du procès des présumés auteurs du stade du même nom.

Source FIDH

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