Dossier du 28 Septembre: Tibou Kamara auditionné par trois juges d’instruction

Dans le dossier du massacre du 28 septembre au stade du même nom, le Ministre Conseillé du Président Alpha Condé a été entendu ce jeudi 10 août par les trois juges en charge de l’instruction.

Au sortir de son audition qui a duré deux heures à la Cour d’appel de Conakry où  siège le pool de juges d’instruction, Tibou Kamara Ministre de la Communication du Président de la junte Capitaine d’alors Dadis Camara, est sortie visiblement heureux d’avoir témoigner dit-il dans cette affaire.

A sa sortie, il s’est par la suite exprimé aux micros de nos envoyés spéciaux sur place. Devant quelques micros de la presse nationale et internationale, a déclaré «Je peux vous dire que tout s’est très bien passé dans la courtoisie et le respect…Donc, vous avez devant vous un homme confiant comme toujours. Un homme qui a la conscience tranquille et qui durant les différentes fonctions qu’il a occupées tout au long de l’histoire de son pays, l’a fait avec toute conscience, dans le respect de l’éthique, dans le respect de l’intérêt de notre pays, de l’intégrité de ce pays et des droits et libertés de chaque citoyen ».

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 Il faut dire que sa demande d’audition avait courue dans la capitale comme une trainé de poudre. Ces suspicions avait envoyé le Ministre Conseillé à la Présidence a indiqué dans les médias n’avoir pas l’intention de défier la justice.

 «Beaucoup disaient que j’ai été convoqué et que je n’avais pas l’intention de me présenter devant la justice. Et puis, on a laissé supposer une volonté de défiance à l’encontre de l’institution judiciaire alors que je n’avais pas reçu de convocation m’invitant à me présenter devant la justice », a-t-il martelé.

Poursuivant, il confiera ceci: «la polémique tient aussi au sentiment de défiance liée au statut et aux fonctions que j’occupe. Mais comme je l’ai dit, ce qui m’est le plus cher dans cette vie, c’est mon honneur. Et pour mon honneur, je suis prêt à tous les sacrifices et à n’importe quelle sollicitation de la justice…»

 En acceptant de se présenter devant la justice, Tibou Kamara a la conviction que  » l’histoire du pays, d’une manière plus générale, mérite d’être connue, d’être révélée par les acteurs de manière à ce qu’on puisse éduquer ceux qui sont en charge de diriger le pays ou ceux qui prétendent pouvoir le faire... »

L’histoire du 28 septembre, Tibou Kamara croit qu’elle doit être connue.  Puisqu’ «elle servira à la vérité  et permettra de mettre en garde sur d’éventuels manquements comme on pourrait tenter de le faire lorsqu’on dispose d’une parcelle d’autorité ou on exerce le pouvoir d’Etat. »

La rédaction de la lapresseguinee.org

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